dimanche 24 novembre 2013

Israël : La HighTech Emploie 10 % de la Population Active. Les Femmes : 5 % des salariés !


L’année 2013 s’annonce comme un excellent cru pour la « nation start-up ». A en croire toute une batterie de données, jamais les affaires n’ont été si florissantes pour la high-tech israélienne depuis l’éclatement de la bulle Internet. Au troisième trimestre, les sociétés du secteur ont levé 660 millions de dollars (491 millions d’euros) de capitaux frais, un montant inédit depuis 2000. Et ce record semble bien parti pour être battu dès le quatrième trimestre.


La fièvre est alimentée par une succession de méga-opérations de rachats. Pour mettre la main sur des pépites israéliennes, les multinationales américaines semblent désormais prêtes à débourser des sommes folles. En témoigne la saga Waze, cette désormais célèbre application de GPS mobile acquise à l’été par le géant d’Internet Google pour 1 milliard de dollars !
Depuis lors, IBM a racheté la start-up Trusteer, spécialisée dans les logiciels de cybersécurité, pour 650 millions de dollars. Et Facebook a mis sur la table 150 millions de dollars pour s’offrir Onavo, une application destinée à optimiser l’utilisation des données mobiles. Le réseau social en a profité pour annoncer l’ouverture de son premier site de recherche et développement (R & D) en Israël.
Localement, ces nouvelles sont saluées comme la preuve de la puissance israélienne, au plan mondial, sur le terrain de l’innovation. Elles n’empêchent pas l’émergence d’un débat sur l’utilité économique et sociale du secteur. Avec un constat : la high-tech est bien plus une vitrine qu’un moteur de l’économie israélienne. Seul, en effet, un nombre très restreint d’acteurs touche les dividendes de ses succès. Souvent décrits par les médias comme un club de privilégiés aux salaires bien plus élevés que la moyenne, les membres de cet écosystème ne contribuent pas à l’élévation générale du niveau de vie dans un pays où les inégalités sont criantes.
La haute technologie a beau compter pour environ 50 % des exportations d’Israël, elle emploie moins de 10 % de sa population active. Chiffre qui a tendance à stagner ces dernières années, après une croissance rapide au début des années 2000. Faiblement qualifiés, les ultra-orthodoxes et les Arabes israéliens en sont quasiment exclus. De même, les femmes ne représentent que 5 % des salariés dans les métiers liés à la R & D.
Plus généralement, la high-tech progresse moins vite que l’ensemble de l’industrie : sa production a quasiment stagné entre 2009 et 2011, tandis que celle de l’ensemble du secteur industriel progressait d’environ 5 %.
Certains s’agacent de voir les Etats-Unis intercepter une large part des profits de la créativité israélienne. Car les start-up rachetées par les groupes américains le sont souvent avant même d’avoir enregistré leurs premiers résultats positifs.

Source Israel Valley